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Les derniers jours de Muhammad, enquête sur la mort du Prophète

Les derniers jours de Muhammad – Hela Ouardi

Par Hela Ouardi aux éditions Albin Michel, 2013, 224 pages

"Les derniers jours de Muhammad" en une phrase :
Est-il concevable d'admettre que Muhammad soit mort à cause du poison qu'il aurait ingurgit é 3 ans auparavant ? sachant qu'il a subi une tentative d'assassinats par des compagnons; il a subi le refus de Omar d'écrire son testament

Résumé de "Les derniers jours de Muhammad - Enquête sur la mort mystérieuse de Prophète"

1ère partie : le 8 juin 632

​Le livre "Les derniers jours de Muhammad" commence par décrire le jour de la mort de Muhammad. Le lundi 8 juin 632, une journée chaude mais trop pour la saison, Muhammad quitte le monde des vivants. Tout le monde était en attente, suite à deux semaines de maladie et d'agonie. La tension était à son comble, puisque les gens étaient convaincu que Muhammad allait disparaitre avec l'arrivée de l'apocalypse. Suite au décès du Prophète, 'Omar Ibn al-Khattâb adopte une attitude plus que bizarre.

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Il nie la mort de Muhammad et menace la foule que ce dernier allait revenir et couper les mains et les jambes de ceux qui disent le contraire. Il a fallu attendre l'arrivée d'Abû Bakr as-Seddîq, qui utilisera une formule très habile disant : “Que ceux qui adorent Muhammad sachent que Muhammad est mort ! Que ceux qui adorent Dieu sachent que dieu est éternel et ne meurt jamais”.

Muhammad est mort, Allah est éternel et ne meurt jamais #islam #islamisme #exmusulman

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2ème partie : le contexte politique et social

Les derniers jours voir les derniers mois de la vie de Muhammad n'étaient pas de tout repos. Tout d'abord l'armée musulman va subir une défaite écrasante durant la bataille de Mo'ta contre les byzantins. Le fils adoptif de Muhammad sera tué durant cette expédition. Les musulmans seront obligés de se retirer pour la première fois. Ceci va leurs valoir les moqueries de leurs coreligionnaire, les traitant de fuyards.

Muhammad décide de retenter le coup, et mobilise son armée contre les byzantins, un an après en 630. Cette expédition militaire sera très particulière puisque l'armée musulmane ne trouvera personne pour défendre les lieux et prendra le contrôle sans combat. Par contre durant le trajet du retour, le prophète subira un complot visant à l'assassiner en déstabilisant sa monture. En effet, des compagnons devancent la troupe et se cachent dans une montagne. Ils profitent d'un passage délicat et balancent des pierres sur la bête transportant Muhammad pour provoquer sa chute.   

Au lendemain de l’attentat, Usayd Ibn Khudhayr pose la question à Muhammad : « Ô Envoyé de Dieu, pourquoi n’as-tu pas pris le chemin longeant la rivière et as-tu emprunté le chemin difficile de la montagne ? – Sais-tu, ô Abû Yahiyâ, ce que les hypocrites ont tenté de me faire subir hier ? Ils m’ont suivi à al-‘ Aqaba, décidés à attaquer ma monture la nuit pour que je tombe. » Usayd incite alors le Prophète à se venger et à « couper la tête » des responsables mais Muhammad dit qu’il craint qu’on dise de lui qu’après avoir combattu les mécréants, il s’attaque désormais à ses amis. Quand Usayd, étonné, lui dit : « Mais ce ne sont pas tes amis, ils ont voulu te tuer ! », le Prophète, résigné, répond : « Ils ont tout de même prononcé la shahâda (profession de de l’islam) et reconnu que je suis l’Envoyé de Dieu ; c’est pour cette raison que je ne peux pas les tuer. »

Quelques semaines plus tard, Muhammad va perdre son fils Ibrâhîm, mort à l'âge de deux ans. Il était une source de bonheur pour le Prophète puisque c'était son enfant unique mâle. Ça perte lui provoqua un chagrin immense... Suite à cela il commence à se retirer et se détacher de la vie politique. 

Des compagnons tentent d'assassiner Muhammad après la bataille de Tabuk #islam #islamisme #exmusulman

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3ème partie : le dernier voyage

​Début mars 632, Muhammad décide d’aller à La Mecque pour accomplir son dernier pèlerinage, Hajjat al-Wadâ‘. Il va prendre avec lui toutes ses épouses, ses compagnons ainsi que les Ansars et les émigrants. Ce pèlerinage se solde par un événement majeur. Muhammad aurait eu la révélation de jibril indiquant que dieu lui demande de nommer son cousin ‘Ali comme successeur car la fin est proche. il s’entretient avec Ali pour l’informer avant de préparer son annonce aux musulmans. Son épouse Aïsha très curieuse, arrive à soutirer l’information de Muhammad et informe Hafsa (sa co-épouse). les deux femmes informent immédiatement leurs pères respectifs, Abû Bakr et ‘Umar. Ces derniers n'appréciant guère cette nouvelle, ils décident d’écarter ‘Alî de la succession et de confisquer le pouvoir. Ils se réunissent alors durant le Pèlerinage de l’Adieu avec trois autres Compagnons : Abû ‘Ubayda Ibn al-Jarrâh, Mu‘âdh Ibn Jabal et Sâlim Ibn al-Habîba, et tous les cinq rédigent un pacte qui est signé sur une stèle en marbre rouge entre deux piliers de la Kaaba. le compagnon Hudhayfa affirme que le Prophète a comparé ce pacte à celui signé par les Qurayshites pour l’assassiner au début de sa mission prophétique, disant : « Aujourd’hui il y a dans ma communauté un groupe qui équivaut à celui de Quraysh qui a écrit un pacte pour me tuer pendant la jâhiliyya et qu’ils ont accroché à la Kaaba (…) Dieu m’a interdit de couper leurs têtes.

Quelques jours avant sa mort, Muhammad ordonne à Oussâma, fils de son affranchi Zayd Ibn al-Hâritha, de commander une expédition militaire en direction de la Syrie. Le Prophète donne l’ordre à ses principaux Compagnons dont Abû Bakr et ‘Umar de se joindre à l’armée d’Oussâma. Cette décision est mal accueillie : les Compagnons n’apprécient pas, en effet, que le commandement soit confié à un jeune homme de dix-sept ans, qui a l’âge d’être leur fils et n’est en outre qu’un affranchi, donc socialement d’un rang inférieur. « Il fait de ce gamin (ghulâm) fils de son affranchi le chef des prestigieux Émigrants », murmure-t-on

Abû Bakr et ‘Umar signent un pacte pour écarter 'Ali du pouvoir #islam #islamisme #exmusulman

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4ème partie : la succession

Muhammad quitte ce monde le lundi 8 juin 632. Par contre son enterrement n’aura lieu que le mercredi soir. C’est son cousin Ali qui s’est chargé de la toilette mortuaire, en compagnie de son oncle 'Abbas et ses deux fils, Fadhl et Quthâm.


Ce qui est très bizarre c’est qu’ils ont attendu jusqu’à ce que le corps commence à se décomposer sous la chaleur d’été du désert d’Arabie.

Etaient-ils vraiment convaincu qu’il allait résuciter ? où y a avait-il d’autres raison ?


Aïsha ne se rend pas compte de l’enterrement de son mari qu’après avoir entendu les pioches qui creusent la tombe. Comment est-ce possible sachant que Muhammad est mort dans sa demeure ?!

Encore plus surprenant est que ABu bakr et Umar, n’assisterons pas aux obsèques puisque ces derniers se sont rendu à la la saqifa de Banu Saîda.

En effet, les Ansars qui sont les habitants de médine qui avaient soutenu Muhammad lors de son émigration de La mecque vers Médine, se sont réuni le lundi autout de leur leader Sa’d Ibn ‘Ubâbah pour préparer l’après Muhammad.

Abu bakr et Umar ayant entendu cela, ils se sont dirigé vers la Saqîfah de Banu sa’da, l’endroit où a lieu ce rassemblement. avec quelques Muhajirûns qui sont les habitants de La Mecque ayant émigré avec Muhammad, Ils n’ont pas accepté l’idée qu’un successeur soit désigné chez les Ansars, ils ont estimé qu’ils étaient plus légitimes et s’en suit des négociations très féroces.

Visiblement ses musulmans pieux et fidèles, n’ont pas attendre l’enterrement de leur meilleur ami et leader spirituel, messager de dieu, pour parler du pouvoir...

En tout cas les négociations étaient dures, et au final le choix était entre Sa’d Ibn Ubadah, Abur Bakr et Omar.

Les Mecquois estimaient qu’ils étaient plus légitimes puisque Muhammad était mecquois. Ils proposent donc, que les princes soient choisis parmi les mecquois, et des ministres parmi les médinois

les Ansârs, médinois donc, n’ont pas trop apprécié cette proposition. Ils font une contre proposition qui consiste à choisir un prince chez les médinois et un prince chez les mecquois. Mais cette proposition ne trouve pas satisfaction chez Abu Bakr. Il use de son habilité politique, et joue sur les rivalités entre deux tribus médinoises à savoir al-Aws et al-Khazraj pour ralier des gens à sa cause.

Omar prend peur de voir la succession échapper aux Muhajiruns. Il finit par se ralier à Abu Bakr et lui prêter allégeance. La balance fini par pencher pour ABu Bakr qui sera désigné comme premier calife des musulmans, successeur de Muhammad.

Les négociations pour le pouvoir passent avant l'enterrement du Prophète #islam #islamisme #exmusulman

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About the Author Amin Irdas

Blogueur et essayiste pour Levraiislam.com, je creuse les sources de l'islam pour y extraire les clés de compréhension des phénomènes socio-politiques que nous subissons.

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