Le Vrai Islam
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Alî et Daesh brûlent vifs les gens

Le calife Alî nous explique qui est Daech

Alî guide-t-il Daech ?

Le quatrième calife Alî Ibn Abî Tâlib est le cousin de Muhammad et l’un des premières personnes à avoir embrassé l’islam. Il fait parti des califes dit « Rashidûn »  (bien guidés). Il est un personnage très respecté à la fois chez les sunnites et les chiites.  Pour comprendre son lien avec Daech, nous allons nous intéresser à l’une de leurs barbaries : l’immolation.

Le 3 janvier 2015, le groupe djihadiste Daech a exécuté le pilote jordanien Mouath al-Kassaesbah d’une manière atroce. Ce dernier a été brûlé vif dans une cage. Agé de 27 ans, Mouath a été capturé suite à l’écrasement de son F-16 durant des raids de la coalition auxquels participe la Jordanie.

Pourquoi une telle cruauté ? Pourquoi les djihadistes de Daech procèdent-ils de cette manière barbare ? cette monstruosité est-elle le fruit de leur imagination ? ou bien y-t-il un précédent dans l’histoire islamique ?

Psychologie de l’islamiste

Pour comprendre ce geste, il faut comprendre la psychologie des islamistes. Ces derniers vivent dans un état d’esprit passéiste qui considère la première période islamique comme la meilleure période de l’islam. Cette période est également considérée le modèle à suivre pour l’humanité, pour trouver le salut. Elle va de 610 à 661, comporte la gouvernance de Muhammad (le prophète) de 610 à 632, en plus des quatre premiers califes dit « Râshidûn » (bien guidés). Ces cinq personnages sont les modèles ultimes qui servent de « mentors » et guides pour ces djihadistes. Ils sont l’incarnation du bien et de la sagesse, et leurs actions sont sont presque sacralisées !

Bien guidés vers quoi au juste?

La question qui se pose, est celle du parcours de ces modèles dit « bien guidés ». En effet lorsqu’on creuse un peu les sources islamiques, on comprend mieux d’où vient l’inspiration des djihadistes de Daech. Concernant le cas que nous avons entre les mains, il y a bien un (voir plus) précédant dans l’histoire islamique. Dans le livre Sahîh al-Boukhâri (la référence la plus authentique après le coran), un hadîth nous rapporte que le calife ‘Alî avait fait exactement la même chose que Daesh.  Il les a brûlé vifs des apostats.

Hadîth:

Référence

Livre 88 : le livre de l’exhortation des apostats à revenir à Dieu et la guerre contre les récalcitrants

Bâb 2 : Du status de l’apostat et de l’apostate et de leur exhortation à revenir à l’islam

Hadîth 6922

Sanad:

Aboû an-Nou’mân (Ârim) Mohammad Ibn al-Fadl (as-Sadoûsî), nous a rapporté que Hammâd Ibn Zayd (Ibn Dirham (Abou Ismâ’l) al-Basri) nous a rapporté selon Ayyoûb (as-Sakhtiyânî al-Basri) selon ‘Irima (l’affranchit d’Ibn ‘Abbâs) qui dit selon (‘Abdallah) Ibn ‘Abbâs :

Matn:

On amena des apostats (zanâdiq) devant le calife ‘Alî Ibn Abî Tâlib : il les fit brûler vifs.

En ayant été informé, ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs dit : « Si j’avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète avait dit : « N’infliger pas le supplice du feu, car seul Dieu punit par le feu ! » je les aurais tués conformément au dire du Prophète : « Tuez quiconque qui abjure sa foi. »

حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، قَالَ أُتِيَ عَلِيٌّ ـ رضى الله عنه ـ بِزَنَادِقَةٍ فَأَحْرَقَهُمْ فَبَلَغَ ذَلِكَ ابْنَ عَبَّاسٍ فَقَالَ لَوْ كُنْتُ أَنَا لَمْ أُحْرِقْهُمْ لِنَهْىِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَقَتَلْتُهُمْ لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ مَنْ بَدَّلَ دِينَهُ فَاقْتُلُوهُ ‏ »‏‏.‏

Conclusion

Là nous avons le modèle ultime et l’incarnation du « bien » pour les islamistes,  qui immole des apostats pour faire triompher le « bien » sur le « mal ». Que pouvons-nous espérer de ses fidèles ?! Pas moins !

Comme nous l’avons vu pour l’histoire d’al-Khîdr qui tue un enfant à cause de sa mécréance, une telle barbarie sera rationalisée et justifiée par la formule magique : « une sagesse divine qui nous dépasse nous petits humains ». Un tel hadîth suffit à ces gens pour considérer ce geste comme l’action adéquate à exécuter. Si l’un des « bien guidés » l’a fait, ça ne peut être que de la sagesse divine, révélée à Muhammad puis transmise à ses compagnons les plus proches.

Certes, nous ne pouvons pas juger les pratiques du septième siècle avec nos moeurs d’aujourd’hui. Mais malheureusement des gens considèrent la société de cette époque comme la meilleure société humaine, dans laquelle le « bien » (islamique bien sûr) avait triomphé du « mal ». Ces gens vivent dans l’espérance d’un salut, censé venir après le rétablissement ce type de monstruosités qui sont autre âge…

 

About the Author Amin Irdas

Blogueur et essayiste pour Levraiislam.com, je creuse les sources de l'islam pour y extraire les clés de compréhension des phénomènes socio-politiques que nous subissons.

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