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Extrais de « Coran et sexe : Allah le proxénète »

J’ai le plaisir de partager avec vous la sortie de mon deuxième ebook : Coran et sexe, Allah le proxénète. Cet essai est le premier d’une série dans laquelle je m’intéresse aux aberrations liées au sexe qu’on peut trouver dans le Coran et la Sunna. Quand on creuse ces sources, on découvert un dieu versatile capable à fois de punir les fornicateurs et autoriser les djihadistes à fréquenter des prostituées. Effectivement lors de la conquête de La Mecque par les musulmans, Allah et son Messager Mahomet vont donner le feu vert à dix mille djihadistes pour aller voir des filles de joie durant trois jours. Cette décision va faire de la ville sainte un grand bordel à ciel ouvert. Voici quelques extrais…

Extrais :

[…]

Ce fameux mariage temporaire dit al-mut’a est doublement surprenant. Surprenant par ses modalités qui, comme nous allons le voir, s’apparentent de très prêt à la prostitution; mais surprenant également par sa trajectoire. Vraisemblablement le bon dieu a eu du mal à trancher sur sa législation.

Il a été autorisé, puis interdit puis autorisé… certains vont jusqu’à affirmer qu’il a eu sept autorisations et interdictions. Cette hésitation reste très étrange pour une loi divine, qui se veut émanation de la sagesse du créateur de la terre, des étoiles et de tout l’univers…

Ouvrage de sahih al-Boukhârî
Livre du mariage
Bâb la continence et la castration déconseillées Hadith : 5075

 

D’après Abdullah Ibn Mas’ud:
Nous étions en razzia avec l’Envoyé d’Allah, sans nos femmes, et nous lui demandâmes : « Pourrions-nous nous faire castrer ? »
Mais le Prophète nous l’interdit. Puis il nous autorisa à prendre des femme en contrepartie d’un vêtement pour une durée déterminée. Ensuite, il nous récita le verset : Ô vous qui avez cru ! Ne vous interdisez pas les bonnes choses que Dieu vous a rendus licites ! Evitez cependant toute transgression : Dieu n’aime pas ceux qui transgressent . (Sourate 5 al-Mâ’ida verset 87)

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ كُنَّا نَغْزُو مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَيْسَ لَنَا شَىْءٌ فَقُلْنَا أَلاَ نَسْتَخْصِي فَنَهَانَا عَنْ ذَلِكَ ثُمَّ رَخَّصَ لَنَا أَنْ نَنْكِحَ الْمَرْأَةَ بِالثَّوْبِ، ثُمَّ قَرَأَ عَلَيْنَا ‏{‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُحَرِّمُوا طَيِّبَاتِ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكُمْ وَلاَ تَعْتَدُوا إِنَّ اللَّهَ لاَ يُحِبُّ الْمُعْتَدِينَ‏}‏‏.‏

Ce mariage a vu le jour dans un contexte de guerre et de djihad. Le sexe a toujours joué un rôle crucial dans les guerres, et ce, depuis la nuit des temps. Les guerres musulmanes n’ont pas fait exception.

Le témoignage des compagnons rapporte que, lors des razzias certains djihadistes sont partis voir le Prophète pour lui demander s’ils pouvaient se faire castrer, car ils n’avaient pas leurs femmes avec eux. Une question très surprenante ! Probablement qu’ils ne savaient ou ne pouvaient pas contrôler leurs instincts sexuels. Mais leur solution était très radicale. En tout cas le Prophète leurs interdit la castration. Une réponse plutôt sage. Par contre, la solution proposée par la suite est plus ou moins controversée.

Comme réponse venant du Messager d’Allah, qui est guidé par la lumière de la sagesse divine, nous pourrions imaginer quelque chose du type : « Nous sommes en mission pour propager le message de paix d’Allah et nous ne pouvons être prisonniers de nos bas instincts. Nous devons apprendre à nous maîtriser et à nous concentrer sur le message spirituel durant ces semaines de djihad. » Figurez-vous que non, tant s’en faut !

Muhammad propose à ses soldats de faire des « mariages » temporaires, appelés mariages de la mut’a, en contrepartie de vêtements. En d’autres termes, il leur donne le feu vert pour aller voir des femmes prêtes à avoir des relations sexuelles temporaires moyennant un vêtement. Cela s’apparente de très près à de la prostitution dans notre société contemporaine. D’autant plus que ces hommes, visiblement, avaient des épouses restées à Médine, qui attendaient leur retour.

Les musulmans qui ont profité de cette autorisation divine pour aller voir des vendeuses d’amour ont également pratiqué ce « mariage » de la Mut’a contre des denrées alimentaires : des dattes et de la farine.

En tout cas, une chose est sûre : le mariage de la mut’a n’est ni plus ni moins que de la prostitution ! Allah et son Messager ont autorisé les musulmans à faire appel à des filles de joie pour se soulager durant la guerre du djihad. Cette attitude est très surprenante, sachant que les relations en dehors du mariage sont punies par la flagellation selon ce même Coran !

Ouvrage de sahih Muslim
Livre du mariage
Bâb 3 du mariage de la Mut’a et de la démonstration qu’il fut autorisé puis interdit, puis autorisé et à nouveau abrogé
Hadith : 3416 / 1405 d

 

D’après Jâbir Ibn ‘Abd Allah :
Nous pratiquions le mariage de la mut’a en contrepartie d’une poignée de dattes ou de farine, pour quelques jours, du temps du Messager d’Allah et d’Abû Bakr, jusqu’à ce que ‘Omar l’interdise suite au cas de ‘Amr Ibn Hurayth.

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ كُنَّا نَسْتَمْتِعُ بِالْقُبْضَةِ مِنَ التَّمْرِ وَالدَّقِيقِ الأَيَّامَ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ حَتَّى نَهَى عَنْهُ عُمَرُ فِي شَأْنِ عَمْرِو بْنِ حُرَيْثٍ ‏

[…]

Nous n’avons pas vraiment de date précise pour l’instauration du mariage de la mut’a. Par contre, on peut déduire des récits vus précédemment qu’elle a eu lieu durant les razzias qui ont débuté en 624, deux ans après l’hégire.

Quelques années après, Allah et Muhammad estiment que ce n’est plus une bonne idée de pratiquer ce type de mariage. Ce qui était licite durant des années est devenu illicite. Que c’est-il passé durant la bataille de Khaybar pour qu’Allah change d’avis sur le sujet ? Cette question reste sans réponse.

Un an plus tard, rebelote ! Allah et Muhammad changent d’avis pour la deuxième fois et autorisent le mariage de la mut’a. Mais, cette fois-ci, l’autorisation est temporaire et n’est valable que les trois jours suivant la prise de la ville sainte. Que c’est-il passé durant la conquête de La Mecque pour qu’Allah change d’avis, encore une fois, sur le sujet ? Cette question reste sans réponse également.

Il faudra répondre à l’énigme suivante : qui est le législateur dans cette histoire ? Si c’est Dieu, comment se fait-il qu’il soit si hésitant sur une question de mœurs ? Si c’est Muhammad, a-t-il abusé de son statut du Prophète pour ajouter des lois dans la charia sans l’aval de Dieu ? Et pourquoi ses compagnons n’ont-ils pas respecté l’interdiction finale jusqu’au califat d’Omar ? Est-il possible que Muhammad n’ait jamais abrogé et que ce soit le deuxième calife qui l’ait fait ? Dans un tel scénario, de quel droit le calife se permet-il d’interdire une chose autorisée par Allah ?

Au final, nous sommes devant une impasse théologique. Impossible de comprendre la logique derrière ce mariage, si ce n’est une espèce de complicité théologico-politique entre Allah, Muhammad et les compagnons. Ils s’amusent à légaliser, puis interdire selon les besoins socio-politiques et les envies du moment.

Depuis la nuit des temps les armées se sont préoccupées de la libido de leurs troupes. Les chefs de guerre ont souvent promis des femmes à conquérir chez l’ennemi. Et, parfois ils sont allé jusqu’à organiser des bordels pour faciliter la vie de leurs soldats. Mais Allah est-il juste un chef de guerre pour avoir recours à ce type de pratiques ?

Allah est-il un dieu indéci et versatile ?
Allah savait-il pour quel projet de société il avait mandaté Muhammad ? Allah accorde-t-il des passe-droits à ses soldats ?
Allah a-t-il cédé aux envies des djihadistes ?
Allah est-il pour ou contre la prostitution ?
Allah est-il pour ou contre la fornication ?

Tout d’abord il faut savoir qu’Allah a interdit les relations sexuelles hors mariage. Dans le deuxième verset de la sourate 24 an-Nour, il demande de punir les fornicateurs de cent coups de fouet, et ce sans pitié ! On peut déduire d’un tel verset que la fornication lui est insupportable. Mais, paradoxalement, il est plus clément envers les djihadistes qui vont en razzia. Les autoriser à aller forniquer avec des filles de joie ne lui a pas posé de problèmes. Il a même accordé sa bénédiction divine. Grâce à cette exception pour les djihadistes, il a fait de sa cité idéale, La Mecque, un bordel gigantesque à ciel ouvert.

Pourquoi ce qui était mauvais, interdit, haram la veille, est-il devenu soudainement halal pour les djihadistes ?
Pourquoi cette « halalisation » express à durée déterminée ?
Pourquoi, une fois les trois jours écoulés, ce même acte redevient-il mauvais et haram ?

Une chose est claire, Allah n’a absolument pas de système de valeurs stable et cohérent dans le temps. Il peut être liberticide, sanguinaire, comme il peut devenir libertin et proxénète.

[…]

Le comble de l’ironie est que, à cause de ces personnes, qui ne pouvaient pas patienter le temps de retrouver leurs femmes et n’hésitaient pas aller se divertir auprès de filles de joie, l’interdiction d’avoir des relations sexuelles hors mariage existe dans la majorité des pays musulmans.

Dans certains pays musulmans, on applique encore la flagellation en public pour les personnes ayant des relations sexuelles hors mariage. Dans d’autres pays musulmans, c’est condamné à de la prison.
Si nous prenons l’exemple du Maroc, pays parmi les moins fondamentalistes du monde musulman, les relations sexuelles en dehors du mariage sont passibles d’un mois à un an de prison.

Coran et sexe : Allah le proxénète

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About the Author Amin Irdas

Blogueur et essayiste pour Levraiislam.com, je creuse les sources de l'islam pour y extraire les clés de compréhension des phénomènes socio-politiques que nous subissons.

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2 comments
exegiste says 10 mai 2018

C’est faux, dans tous les versets du Coran le sexe est autorisé avec une à 4 épouses OU avec n’importe quel nombre d’esclaves consentantes et rémunérées « Que l’on possède honnêtement » …

Reply
    Amin Irdas says 21 mai 2018

    1) Esclaves consentantes
    => Depuis quand les esclaves, à qui on a volé leur liberté, on demande leur avis
    => Pourquoi les musulmans prétendent que l’islam avait interdit l’esclavage

    2) rémunérées
    => Le sexe contre réumnération s’appelle la prostition, et la personne qui organise cela s’appèle proxénète… d’où le titre…

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